Généalogie – Lexique

     PETIT LEXIQUE VOCABULAIRE.

Paléographie  : science des écritures anciennes.
Chaque siècle et chaque région a ses abréviations spécifiques ; avec l’étranger, c’est encore plus complexe, même si nous partageons des abréviations (comme avec l’Allemagne ) car elles viennent du latin. Discipline difficile mais passionnante.

Onomastique  (du grec onomastiki, et onoma : « nom ») : étude des noms propres, de leur formation, de leur évolution.
Dans notre région, il est utile de connaître les noms en allemand, pour nos ancêtres ayant eu alternativement un nom français , puis  allemand (plus exactement germanisé), puis à nouveau francisé. Ainsi, Leblanc devient Weiss, Lenoir > Schwartz, Gérard > Gerhart, etc.

Filiation : de qui nous provenons, à savoir le père et la mère.
En Justice et en Etat-civil, outre l’ensemble dans le bon ordre de nos prénoms, la filiation est obligatoire pour éviter des erreurs de personnes… Bien sûr, il peut s’agir d’une reconnaissance paternelle à posteriori par le père naturel, ou une reconnaissance de paternité par un homme n’étant pas le père de l’enfant. Mais j’ai connu un cas où nous avons commis une erreur de mise en cause, faute d’avoir bien regardé la filiation entre deux individus nés exactement  à la même date dans la même petite ville et demeurant la même entrée d’immeuble … Au tribunal, avant de juger, si l’état-civil du mis-en-cause n’est pas vérifiée, l’audience est reportée !

Adoption : cas particulier pour la notion de filiation.
Sous les Romains, l’adoption était fréquente et équivalait à un lien de famille direct pour la société.

Héraldique : science des blasons, étude des armoiries.
Chaque famille noble possède un blason. Lorsqu’il y a une branche importante, on ajoute un élément au blason pour la distinguer, ou on peut créer un blason totalement différent. Lors de son premier tournoi, du Guesclin a créé le sien en ajoutant un trait rouge avec son sang en diagonal du blason de son père…

Sigillographie  : science des sceaux.
Les sceaux anciens reprennent souvent le blason d’une famille noble. Les courriers étaient cachetés avec de la cire et un petit sceau. La notion de sceau existe encore en Justice pour sceller des objets mis à l’écart car servant de preuve devant les Tribunaux. Le portait de l’empereur ou du roi sur les monnaies s’approche de la même notion de preuve par la représentation de la puissance seigneuriale.

Droit nobiliaire : ce sont essentiellement les privilèges dont bénéficient les nobles, y compris le clergé, qui a des avantages propres comme la dîme (perception du dixième des récoltes).

Généalogie : Ensemble des ancêtres directs et indirects d’une personne; également  la discipline consistant à les chercher.
La généalogie a été très importante en France jusqu’à la Révolution : la noblesse devait prouver ses liens pour ne pas payer d’impôts.

Lignée agnatique : généalogie liée au nom du père.
En latin, un agnant est un descendant par les seuls mâles issus d’un « pater familias ».

Branche ou lignée cognatique : généalogie liée à la mère.
Pour les latins, il s’agit de la généalogie par les femmes.

Généalogie ascendante: on part d’une personne – ou de soi-même- et on remonte les ancêtres.
L’élément de base est le « de cujus », c’est à dire  » celui dont il est question » en droit romain.

Généalogie descendante : à l’inverse, on recherche les descendants d’une personne ou d’un couple.
Par ex., on admire Lamartine, et on recherche qui peut être actuellement en vie et provenir de lui, directement ou pas.

Registre matricule  :  à la fin  du XIX° siècle, chaque français devait passer le conseil de révision et était soumis aux obligations militaires, soit un service pouvant aller à 4 ans. Une fiche était réalisée pour chaque homme, chaque année, avec un numéro d’enregistrement -matricule- et la mention de son rattachement à un bureau de recrutement.

Table décennale : depuis 1793 , chaque commune, tous les dix ans, classait par ordre alphabétique les trois types de déclarations, naissance, mariage et décès.
Ces tables sont pratiques quand on ignore une date, à condition de rechercher dans la bonne commune …

Mentions marginales : pour faciliter l’empêchement de la bigamie, il a été prévu de mentionner en marge des actes de naissance, le ou les mariages, et le décès de la personne; on mentionne aussi les divorces.

BMS  : baptêmes, mariages et sépultures –soir registres avant la Révolution

NMD ; après la Révolution, naissance, mariages et divorces, décès

Sosa : N° d’une personne dans un arbre de généalogie, selon le principe défini par M.SOSA STRADONITZ.

Plan cadastral : chaque commune possède le plan général des biens immobiliers de son territoire.

Carte de Cassini -entre 1756 et 1815 -elle a été exécutée de manière  très détaillée sur toute la France  et permet de retrouver des endroits disparus ou modifiés par le temps, avec d’autres noms.

Recensements  : régulièrement, par périodes de plusieurs années, ( 4 à 6 ans) ,on recensait les familles de l’ensemble du territoire. La déclaration concernait alors chaque membre de la famille. Maintenant, le recensement est aléatoire, concernant quelques familles par tirage au sort – un désastre pour la généalogie !

Fonds des hypothèques :  lorsqu’un bien est hypothéqué faute d’être payé, en attente d’être définitivement payé, il est mentionné sur un fonds spécifique; une fois le paiement total réalisé et tous les frais payés, on lève l’hypothèque et on devient réel propriétaire du bien. On peut alors le vendre.

Inventaire après décès : dans l’année suivant un décès, un tabellion ou un notaire vient établir et décrire les biens meubles et immeubles du défunt; cela permet ensuite de réaliser un partage des plus juste entre les héritiers; dans le temps, un héritage se disait « une hoirie »; on retrouve l’expression dans le cas d’une avance avant héritage, appelé juridiquement « avance d’hoirie » encore actuellement.

Contrat de mariage : lors d’un mariage, devant notaire, séparation des biens de chaque membre du couple pour préserver ses biens propres.  

Tabellion : « petit » notaire local

Publication des bans : avant chaque mariage, dans chacune des paroisses ou communes des deux futurs époux, on annonce le mariage des fiancés afin que tout empêchement soit dénoncé. 

Minutes notariales  : documents notariés archivés aux AD. Chaque étude de notaire est une salle d’archives en soi.

Conseil de fabrique : l’équivalent d’un conseil municipal, pour une paroisse.

Conscription, rôle, enrôlement : la conscription est la déclaration obligatoire vers 16 ans, pour tout jeune homme, susceptible d’être appelé sous le drapeaux.
L’enrôlement concernait les engagés volontaires, qui signaient sur un rouleau de parchemin, appelé « rôle ». Le N° de rôle fiscal vient de là.

AN, AD, AM  : archives nationales, départementales, municipales.

CG : cercle généalogique – et on y ajoute le territoire: CG Nancy et CG 54, mais aussi UCGL soit Union des Cercles Généalogiques de Lorraine.

Cousinades : réunion importante de cousins au lieu de naissance de l’ancêtre commun au groupe.
Certaines cousinades réunissent des centaines de cousins. Occasion parfois de conférences et d’une messe le matin.

Acte notarial  ou notarié : acte signé devant notaire ou un tabellion pour valoir droit.

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