Mine de fer de Bouxières-aux-Dames

 

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   Lors de l’essor de la sidérurgie en Lorraine, les gisements de minerai de fer sont activement recherchés, y compris par des particuliers dont la profession est parfois éloignée de la métallurgie : la concession de la mine de Bouxières a été accordée en 1859 à un ancien notaire, M. François-Alexandre GRANDJEAN.
L’exploitation de la mine de fer a duré environ 70 ans, transformant la vocation agricole et viticole de la commune.
Le nom de certaines rues de Bouxières rappelle ce passé industriel : rue du Carreau, rue de la Mine, rue de Montataire, rue du Plan.

Concession de Bouxières en 1890
Concession de Bouxières en 1890

La mine, qui s’étendait également sous la forêt des communes limitrophes, occupait une superficie de 328ha.

Le site d’extraction était situé au nord de la commune, à proximité de l’actuelle rue de la Goulotte (Hauts Nevaux) : Trois galeries ont été creusées au lieu-dit Jericho , puis une quatrième au Champ Retrait, sous la route de Faulx et le bois du Chanois. Elles portaient des noms : la Jericho, la Sainte-Barbe, la galerie Nord et la galerie Nouvelle.

Une galerie de drainage a été creusée au Fond de l’Etang, afin que les eaux infiltrant les galeries de mine en amont s’écoulent vers l’étang de Merrey.

Les explosifs utilisés pour exploiter la veine de minerai étaient stockés dans une poudrière située près de l’entrée de la mine. Les mineurs ne devaient pas gâcher ces explosifs, car ils avaient dû les acheter. La dynamite était placée dans les trous profonds forés à l’aide de la tarière longue de plus d’un mètre.

Les wagonnets de minerai étaient tirés dans les galeries par des chevaux, puis ils roulaient lentement par rames de 6 jusqu’au carreau de la mine (route de Faulx). Ils descendaient ensuite jusqu’à la route de Custines sur un plan incliné (« plan du milieu » = actuelle rue du Ruisseau), à l’aide d’un câble enroulé autour d’un treuil.
Vers 1920, les chevaux ont été remplacés par une locomotive à essence.
Un double pont, situé derrière l’actuelle station d’épuration, permettait de franchir la Meurthe et d’acheminer le minerai aux hauts-fourneaux de l’usine Montataire (proche de l’actuel port de Frouard).

La mine de Bouxières employait au maximum une centaine d’ouvriers. Les mineurs changeaient souvent d’employeur, la rémunération pouvant varier de quelques centimes d’une mine à l’autre. La production pouvait dépasser les 700 T de minerai par jour.

La Mutuelle des mineurs a permis des réalisations à caractère social, pouvant aller jusqu’à la construction de maisons individuelles.

 

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Derrière ce groupe de mineurs, se trouvent la maison du gardien (au centre), la forge (à g.), et la cabane de la bascule (à dr.).

 

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Les bâtiments de la mine au début des années 1960, une dizaine d’année avant la construction du lotissement des Hauts-Nevaux.
Le virage en haut de la rue de la Goulotte correspond approximativement à l’endroit où ces bâtiments étaient situés.

 

 

Les dernières traces de la mine

 

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L’usine de Montataire de Frouard

Montataire est une commune de l’Oise, où une première fonderie avait été créée dès 1792.
En 1868, la société des Forges et Fonderies de Montataire rachète l’usine construite à Frouard en 1857, puis deviendra concessionnaire de la mine de Bouxières quelques années plus tard.
En 1872, les trois hauts-fourneaux de Frouard produisent en moyenne 2500T de fonte par jour, l’effectif étant alors passé de 80 ouvriers en 1860 à plus de 500.
Mais les difficultés vont se succéder, notamment suite à la construction d’un complexe sidérurgique à Pompey (Dupont & Dreyfus) et l’effectif retombe à 375 en 1875.
Des grèves dans les houillères provoque une pénurie de coke. Des mouvements sociaux au début du XXè siècle puis la 1ère guerre mondiale provoquent une importante baisse d’effectif.
C’est finalement la crise mondiale de 1929 qui aura raison de l’usine de Montataire : elle ferme définitivement ses portes le 1er novembre 1931.

 

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